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Gampr Arménien: Le Bon Géant

Cette race, appelée Gampr arménien, fait partie intégrante de l'histoire, de la culture et de la vie du peuple arménien.

L’étymologie du mot ''gampr'' vient de 2 racines arméniennes suivantes: gam - je viens et prem - j’abats. Le mot ''gampr'' avait également le sens de ''grmrots - grognement''.

Pendant des millénaires, les Arméniens élevaient des chiens Gampr arméniens, originaires des hauts plateaux arméniens. Ces chiens ont été élevés pour protéger le bétail des prédateurs et des ennemis. Depuis des temps immémoriaux, les hommes ont domestiqué et utilisé de nombreux animaux - chiens et chats, chèvres et moutons, chevaux et ânes, et même des lynx. Gampr se distinguent de tous ces animaux car il accompagne l'homme partout, lors de l'élevage et de l'agriculture, de la chasse, de la domestication des animaux, pendant les guerres.

Il y existait des chenils spéciaux en Arménie, qui recevaient les races de l'accouplement de bêtes sauvages (loup, chacal) et du chien. Les éleveurs de chiens étaient en même temps des chasseurs des bêtes sauvages. Leur principale source de revenus était la vente de chiens.

Pour l'élevage canin, les Arméniens chassaient principalement des loups et parfois des chacals.

Le loup capturé était gardé dans des conditions proches des conditions naturelles: dans des rochers ayant des cavernes profonds et longs et dans des grottes, où il y avait des animaux  à chasser et à déchirer.

Les chiens élevés dans les hauts plateaux arméniens étaient divisés en 5 groupes distincts:

  • chien de berger ou Gelkheght (littéralement ''étrangleur de loup'', des mots arméniens gayl (loup) et kheghtel (étrangler)): le rôle de ces chiens est de protéger leurs troupeaux et leurs bétails  contre les loups et les voleurs. Ils ont une grosse tête, un front haut, un nez court, des oreilles légèrement amputées au-dessus de la racine, une poitrine large et proéminente, un cou laineux et épais et de grandes jambes musclées. Ils ont l'habitude de tordre leur queue et de la mettre sur son dos. Ils marchent calmement, assurés et majestueusement. Ils n'aboient pas inutilement.  Ils sont fiables et puissants. Le  Gampr arménien est très fidèle à son propriétaire et il risquera sa vie afin de le protéger.  Avec son instinct infaillible, il décide lui-même immédiatement qui est son ennemi et son ami et décident lui-même également comment lui traiter. Ils n'ont pas de couleur spéciale.

Lorsque le Gampr remarque quelque chose ou quelqu'un de suspect, il avertit immédiatement les autres chiens et, ensemble, ils encerclent le troupeau et attaquent l'intrus. La première chose que vous devez faire lorsque vous vous approchez de ces chiens, est de saluer leur propriétaire et de discuter avec eux, afin que les chiens comprennent que vous n'êtes pas un ennemi.

Les Gelkheghts sont divisés en deux sous-groupes: les chiens-loups et les chacals.

  • Le chien-loup est un chien dont le père est un loup et dont la mère est un chien nourri au lait de la louve.
  • Le chacal est le chien dont le père est le chien nourri au lait de la louve et dont la mère est la louve.

Les chiots nés de la fécondation d'un chien et d'un loup sont des chiens intrépides, audacieux, déchirants, mais fidèles à leur maître, en particulier la chienne de la même race, qui est appelée télé (տելե) ou quelpe (քելփ).

  • chien de cour ou juste gampr
  • chien de chasse à l'ours: il n'était utilisé que par les maîtres des chasseurs des bêtes sauvages lors de la chasse aux ours. Il était plus fort qu'un ours, surtout lorsqu'il était armé de piquets en acier.
  • chien d’ouragan ou saint-bernard, souvent dressé comme chien de recherche en avalanche.  Les Arméniens utilisaient à cette fin des chiens spécialement entraînés bien avant que les Européens ne commencent à utiliser des chiens saint-bernard. La première preuve de cela se réfère au Ier siècle avant J.C. d’après la description du célèbre historien arménien du 5e siècle, Moïse de Khorène (Movses Khorenatsi).
  • lévrier ou braque: ce chien était utilisé pour chasser le renard, le chat sauvage, le lynx, le cerf. Il était léger et rapide. Les chiens de ce type diffèrent des autres chiens par leur odorat et leur manière d'aboyer. Ils n'aboyaient pas contre les gens, ils étaient très attentifs et dévoués à leur maître. Ils avaient une capacité spéciale pour chasser la proie blessée, pour trouver sa place cachée et pour appeler le chasseur à eux.

Lorsque le chien a étranglé un loup, il était du devoir du berger de faire une panade de ses propres mains, d'embrasser le front du chien, de caresser sa tête et de le nourrir personnellement. Le chien, ressentant cette attitude particulière, lèche d'abord les mains du berger, puis mange la panade. Le droit d'honorer le chien qui a étranglé plus d'un loup était réservé à l'aîné de la famille, au grand-père ou à la grand-mère de la famille.

Dans le folklore arménien, on a toujours fait l’éloge du Gampr pour son courage légendaire, sa sagesse, sa force, sa beauté, son honnêteté et sa fidélité infinie. D’après la mythologie arménienne ancienne, il existait des créatures appelées Aralezes, ressemblant aux chiens aux ailes qui vivaient dans le ciel ou sur le mont Ararat. On croyait que les Aralezes étaient descendus du ciel pour panser les blessures de ceux qui avaient été tués ou blessés dans la bataille, les guérissant ou même les ressuscitant. Cette légende montre le culte des chiens en Arménie pré-chrétienne.

L’historien arménien Moïse de Khorène a fait référence à Aralezes dans son livre ''Histoire de l'Arménie''. Lorsque le roi arménien Ara le Beau a été tué sur le champ de bataille, la reine assyrienne Sémiramis, qui était tombée amoureuse de lui, a ordonné ses soldats de ramener le corps du roi à ses Aralezes, pour qu’ils lèchent ses blessures et le ressuscitent.

Celui qui voulait posséder d’un chien de race arménien, Gampr, devait payer cher.

Dans les hauts plateaux arméniens, la base d'échange n'était pas l'or et l'argent, mais les produits naturels ou les animaux. Le prix du chien était également déterminé par ces taux de change. Par exemple, dans les montagnes Mndzour, le prix d'un chien de race était de 40 kot (ancienne unité de mesure arménienne =640 kg) de blé, ou d'un cheval, ou d'une vache laitière avec un veau, ou de 10 moutons avec des agneaux. Pour un chien de race, il était possible payer 80 kg de miel, 80 kg d'huile ou de laine de la même quantité. Si le résident de Mndzour n'avait aucun moyen d'échange, mais voulait avoir un Gampr arménien, il était obligé de travailler gratuitement pendant 80 jours pour le propriétaire du chien.

Braquer l'arme vers Gampr ou le tuer équivaut à un meurtre.

Le 10 février 2011, à Moscou, lors de la réunion de la Commission tribale de l'Union internationale du chenil (International Kennel Union -IKU) la norme du Gelkheghd arménien (''étrangleur de loup''), Gampr a été reconnue. Il a obtenu le statut de race nationale d'Arménie et a été enregistré sous le numéro 204. Selon la norme acceptée, le type arménien à poil court de Gampr arménien est reconnu (la longueur du poil des chiens est de 2 à 6 cm).

En 2018, la statue du Gampr arménien de Leon Tokmajyan  a été inaugurée au centre d'Erevan, dans le parc Oghakadzev.

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Arevakhatch (croix du soleil) ou la croix gammée arménienne

Le svastika, considéré parfois un symbole du mal, le liant au fascisme et au nationalisme, a des racines plus anciennes.

Arevakatch ou le svastika arménien est l'un des symboles arméniens de l'éternité et de la renaissance.

Le signe de l'éternité avait des noms différents chez différents peuples, mais au XIX siècle le nom "Swastika" ou "Svastika"  s'est répandu.  Le mot "svastika" est un composé de deux racines sanskrites: su-सु (bien, bénédiction) et, asti-अस्ति (vie, existence). Ainsi, le mot lui-même signifie "le bien-être" ou "la prospérité". Il est représenté par une courbe avec des virages courbes à droite ou à gauche provenant d'un point.

En Arménie et dans ses sites historiques, le signe de l'éternité se retrouve partout, sur les éléments des monuments architecturaux, sur les murs des églises, dans les fresques, dans les miniatures, sur les khachkars, les tapis, les ornements, les vêtements, les articles ménagers, sur les constructions publiques, privées et religieuses.

Chez les Arméniens, ce signe est connu sous les noms suivants: Arevakhach (croix solaire, croix du Soleil) ou Vahagnakhach (croix du dieu du soleil Vahagn), Khach Paterazmi (croix de guerre) et Kerkhach (croix courbe).

Le sens premier d'Arevakhach est la lumière divine et le soleil et le mouvement de vie, de prospérité, de gloire, d'éternité et de chance qu'ils apportent. En Arménie antique, Arevakhach était représenté sur des armes, des tapis, des vêtements, des bannières de clan et des écussons, et était également utilisé dans la conception des églises et maisons.

Avec sa forme, la croix gammée donne l'impression d'un mouvement eternel, ce qui symbolise lui-même le mouvement du soleil. L'Arevakhach est principalement composé de 8 ailes, et pour les Arméniens-ariens ces derniers symbolisaient les 8 dieux du système divin arménien. Ce sont :  

  • Aramazd (dieu suprême de la mythologie arménienne, le créateur du ciel et de la terre, le père de tous les dieux),
  • Anahit (déesse-mère),
  • Astghik (déesse de l'amour et de l'eau),
  • Vahagn (dieu suprême de la guerre, du courage, de la victoire et de l’orage),
  • Mihr (dieu de la lumière céleste et du soleil),
  • Nané (déesse de la guerre),
  • Tir (dieu des lettres et de la science),
  • Vanatour (dieu de l'hospitalité et de la personnification du Nouvel An pour les anciens Arméniens).

Cependant, il existe également la croix gammée à 12 ailes qui symbolisait les 12 signes du zodiaque, qui, selon eux, régulaient les changements terrestres et cosmiques.

Dans l'épopée folklorique arménienne "Sasuntsi Davit" (David de Sassoun), le signe a reçu un autre nom, "Khach Paterazmin", "croix militaire" ou "croix de guerre". Là, c'était un symbole de la lutte des Arméniens contre les envahisseurs.

Une recherche a démontré que les lettres de l'alphabet arménien pouvaient être des images modifiées d'Arevakhach.

"Ker khach" (croix courbe), personnifie la rotation éternelle de la Terre, du Soleil et du cosmos. L'origine de ce symbole est associée aux signes ariens.

La rotation dans le sens horaire de la croix courbe symbolise la vie-mort-vie, c'est-à-dire l'infini, ainsi que la rotation. La rotation dans le sens antihoraire symbolise la mort-vie-mort.

Les premières images de la croix gammée en Arménie remontent au néolithique (environ 7000-5000 avant JC).

On rencontre les prototypes les plus anciens des svastikas arméniens sur les pétroglyphes des montagnes des hauts plateaux de Geghama et de la région de Syunik.

Puis, à l'époque de l'âge du bronze, l'Arevakhach est devenu l'un des ornements les plus populaires et il a été représenté sur de nombreuses poteries, ceintures en bronze et bijoux.

Plus tard au Moyen Âge, ce symbole a commencé à être largement utilisé dans l'architecture, la miniature et le tissage de tapis. Après, à l'époque du christianisme, ce signe est devenu un symbole d'éternité, symbolisant l'éternité de la vie céleste.

Depuis le 5ème siècle, il a été largement utilisé sur les monuments commémoratifs, puis sur les khachkars. Étant l'un des ornements les plus importants des khachkars, l’Arevakhach était largement utilisé dans la construction des églises.

Il est à noter également que depuis 1987, le svastika arménien fait également partie de la collection de caractères informatiques. Il est souvent utilisé au lieu de * pour séparer des parties de texte.

En 2010, l'Institut national des normes de la République d'Arménie a recouru au consortium Unicode et a proposé d'enregistrer le signe de l'éternité arménienne, en présentant la description et la justification du caractère. Ce signe a été accepté sans objection, et en 2012, il a été officiellement enregistré par le consortium Unicode, ce qui en fait officiellement partie de la norme ISO / IEC 1046.

Aujourd'hui, les Arméniens sont le seul peuple au monde dont le symbole de l'éternité fait partie intégrante de la culture symbolique de l'art et de l'âme. Il est largement utilisé comme symbole de l'identité arménienne.

Puis, à l'époque de l'âge du bronze, l'Arevakhach est devenu l'un des ornements les plus populaires et il a été représenté sur de nombreuses poteries, ceintures en bronze et bijoux.Plus tard au Moyen Âge, ce symbole a commencé à être largement utilisé dans l'architecture, la miniature et le tissage de tapis. Après, à l'époque du christianisme, ce signe est devenu un symbole d'éternité, symbolisant l'éternité de la vie céleste.Depuis le 5ème siècle, il a été largement utilisé sur les monuments commémoratifs, puis sur les khachkars. Étant l'un des ornements les plus importants des khachkars, l’Arevakhach était largement utilisé dans la construction des églises.Il est à noter également que depuis 1987, le svastika arménien fait également partie de la collection de caractères informatiques. Il est souvent utilisé au lieu de * pour séparer des parties de texte.En 2010, l'Institut national des normes de la République d'Arménie a recouru au consortium Unicode et a proposé d'enregistrer le signe de l'éternité arménienne, en présentant la description et la justification du caractère. Ce signe a été accepté sans objection, et en 2012, il a été officiellement enregistré par le consortium Unicode, ce qui en fait officiellement partie de la norme ISO / IEC 1046.Aujourd'hui, les Arméniens sont le seul peuple au monde dont le symbole de l'éternité fait partie intégrante de la culture symbolique de l'art et de l'âme. Il est largement utilisé comme symbole de l'identité arménienne.

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Taraz, costume traditionnel arménien

Le costume national est l'un des éléments traditionnels de la vie quotidienne et de la culture, le symbole de l’appartenance raciale et générique humaine et de la signification sociale. Le costume traditionnel avec ses caractéristiques stables reflète l'originalité culturelle de l'ethnie donnée et les particularités du tempérament national.

Le vêtement est également étroitement lié aux particularités de la structure mentale de la communauté ethnique. D’après cela, il n'y a pas un seul costume pan-arménien. Chaque province d'Arménie ne se démarquait que par son costume unique, chaque province de cet État uniquement avec ses propres ornements, chaque famille de la province, chaque fille de cette famille différait de l'autre par l'unicité de son costume.

Le taraz, le costume traditionnel arménien était composé des sous-vêtements, des vêtements d'extérieur et des couvre-chefs, et comprenait également des vêtements, de foulard et des accessoires.

Dans le taraz dominent les couleurs des quatre éléments de la Terre: la terre, l'eau, l'air et le feu, qui, selon le philosophe arménien du XIVe siècle Grégoire de Tatev (Grigor Tatevatsi), expriment le noir de la terre, la blancheur de l'eau, le rouge de l'air et le jaune du feu. Le tsirani ou le pourpre symbolise la sagesse et le bon sens, le rouge symbolise le courage et le martyre, le bleu symbolise la justice céleste et le blanc symbolise la pureté.

Chaque ornement sur la tenue a sa propre signification. Ce dernier est divisé en groupes suivants: cercle, carré, croix, triangle, ornement de point (կետազարդ), ornement en forme d’oiseau, etc. Par exemple, l’ornement de point a été interprété comme un point de départ du début et un précurseur, le carré exprimait l'idée des quatre coins du monde, des quatre saisons de l'année, des quatre éléments fondamentaux de la nature.

Complexes (types) de vêtements traditionnels arméniens - Taraz:

En raison de certaines circonstances historiques, deux complexes de costumes nationaux ont été formés: les styles de l'arménien occidental et de l'arménien oriental. Dans ces 2 complexes de vêtements ont été exprimées de manière vivante les différences sociales, de fête et de rituel, de sexe et de l’âge et même professionnelles. Et c'est pourquoi lorsque les gens regardaient le costume, ils comprenaient immédiatement à quelle classe appartenait le porteur.

  • Taraz arménien pour homme:

Le Taraz arménien comprenait deux éléments principaux: la partie supérieure-huméral (chemise, veste, manteau de fourrure) et la partie inférieure-torse (pantalon, ceinture). Les vêtements étaient principalement faits de coton, et les Arméniens occidentaux utilisaient de la laine de chèvre. La chemise pour homme était à manches longues, avec un col orné de broderies. Les hommes portaient un tcherkezi (un caftan) sur la chemise ou la veste qui était un autre attribut traditionnel important du Taraz pour homme. Se présenter sans caftan dans les lieux publics était inacceptable malgré le temps chaud. Leurs pantalons étaient généralement très amples et confortables. De plus, la ceinture était également un attribut important. La ceinture en argent était considérée comme un symbole de sa maturité, tandis que la ceinture en or montrait sa richesse. Les chapeaux les plus courants étaient de différents types et étaient généralement en fourrure d'agneau.

  • Taraz arménien pour femme:

Le vêtement extérieur des femmes était assez divers - robes, vestes et vêtements sans manches. Les robes étaient en satin, en soie et en velours. Les vêtements pour femmes étaient décorés de broderies. La classe supérieure embellissait leur vêtement avec des fibres d'or et d'argent. Les accessoires féminins ont joué un rôle important. Des bijoux ont été soigneusement conservés et transmis de génération en génération. Les femmes vivant dans les régions orientales de l'Arménie portaient des pantalons rouges et longs sous leurs chemises rouges et longues, dont les parties inférieures étaient faites de tissus plus chers. Les robes des femmes de l'Arménie Occidentale étaient presque les mêmes, mais elles avaient quelques différences (la chemise était blanche, il était utilisé la broderie, le tablier était obligatoire). Les principaux accessoires étaient des colliers et des bracelets en argent.

Les femmes avaient l'air plutôt beau et attrayant même lorsqu'elles étaient dans la cuisine. C'était un endroit où les femmes arméniennes ont créé les chefs-d'œuvre de la cuisine nationale arménienne.

Le tissu brodé, qui était l'une des caractéristiques essentielles du costume national, outre la fonction esthétique, avait une autre signification, peut-être plus importante, rituelle et protectrice. Les gens les attribuaient des pouvoirs magiques et croyaient que ces tissus et coiffes brodés protégeaient les porteurs du mal, des influences mauvaises et nuisibles.

La robe arménienne se distingue par ses bas longues, ses fentes latérales et elle est obligatoirement accompagnée d'une ceinture. Elle était décorée de bande-lacet, de diverses techniques de broderie. Les femmes portaient le foulard sur leurs épaules sans couvrir le visage ou la bouche. Les célèbres centres de broderie arménienne, tels que Van-Vaspourakan, Karin, Shirak, Syunik-Artsakh, Cilicie, se distinguaient par la description rythmique et stylistique des ornements, la combinaison de couleurs et l'ensemble de la composition.

Les complexes de costumes de l'Arménie occidentale et orientale se distinguent par le fait qu'en Arménie occidentale, le costume était plus luxueux, plus riche en broderies d'or et d'argent. L'autre différence importante était que dans toutes les provinces de l'Ouest, le tablier était une partie obligatoire du costume d'une femme. Il était noué autour de la taille, de la poitrine ou des épaules.

En Arménie occidentale, le tablier symbolisait une femme mariée et ''tablier rouge'' signifiait ''femme''. La ceinture pour femmes de Vaspourakan était cousue en tissu de laine ou tissée en fil de laine et enroulée trois fois autour de la taille. Les filles fiancées à Sassoun ont noué une ceinture faite de fils de soie colorés, et en Cilicie, la ceinture était faite de toile de 3 mètres avec un ornement frangé et enrubanné.

Le composant principal du système de vêtements était les bijoux. Un groupe spécial de bijoux se compose des amulettes protectrices: atchkoulounk (le Nazar Boncuk), croix, chevilles. Il est connu que dans les temps anciens, les femmes et les hommes s’étaient parés, car en plus du rôle esthétique, les bijoux avaient une signification protectrice et magique. On offrait aux femmes des parures front avec des pièces d’or, un collier de perles, des bagues en or, des boucles d'oreilles et des épingles d’or de poitrine.

Dans le folklore les bijoux en métal ont une origine céleste. Le bruit des ces derniers a été identifié avec le bruit du ciel, de l’orage, ainsi ayant une puissance de chasser le mal.

Les chaussettes et les chaussures font partie intégrante des costumes arméniens, qui les protègent également du froid.  Et les femmes, et les hommes portaient des trekhes, des chaussures pointues et en cuir.

Le taraz d'une femme médiévale et médiévale tardive

Le complexe du costume de la femme médiévale, la coiffe, contrairement aux anciens tarazs arméniens, était plus clair, composé d'un bijou floral du front. Le foulard utilisé dans le costume urartien servait de voile. Les femmes médiévales ne couvraient pas la bouche aussi fermement qu'auparavant. Au début du Moyen Âge, l'influence des costumes arabes et byzantins était notable au sein de l'élite arménienne. À la fin du Moyen Âge, le costume traditionnel arménien a été partiellement influencé par les conquérants turcs, tatars et kurdes, et dans certaines provinces, il a été conservé jusqu'à la fin du XIX siècle et au début du XX siècle. Puis, les costumes arméniens ont progressivement cédé la place aux costumes européens et ont été chassés de l'usage quotidien.

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Kond : la ville au cœur de la ville d’Erevan

Le quartier de Kond, (le toponyme «Kond» signifie littéralement «colline»), surplombe la ville depuis la hauteur nord-ouest de la capitale Erevan. Kond est l'un des plus anciens quartiers d'Erevan conservé depuis le 17ème siècle. Ruelles incurvées de 3 à 4 pieds de largeur, typiques de l'ancienne ville asiatique, canaux d'irrigation des deux côtés et de petites masinons en argile et en petites pierres, voici le portrait de Kond.  

Certains plaisantent disant que Kond est la capitale d'Erevan, et bien encore que c'est une ville dans la ville. Kond est un quartier caché soi-disant, vous pouvez vous balader dans les rues d'Erevan et ne pas même imaginer que juste à votre côté se trouve un quartier tout à fait différent de ceux des autres de la capitale. Quelques belles maisons privées bien entretenues dans les rues centrales et principales sautent aux yeux, dissipant tous les soupçons et suppositions selon lesquelles il pourrait exister un quartier avec de petites maisons pas bien conservées, avec des portes du siècle précédent et des ruelles extrêmement étroites mais pleines d'histoire. Les portes de Kond sont un sujet différent, il en vaut la peine de les découvrir. Autrefois elles étaient colorées des couleurs vives et donnaient au quartier un charme indescriptible. Maintenant, il ne reste que des portes délabrées, mais chacune d’elles est le témoin vivant d'une histoire. Les gens vivent dans ce quartier depuis des générations, ce qui est déjà un phénomène rare à Erevan.

Les histoires locales de Kond sont tissées sur des bancs de pierre ou de béton du quartier, dont l’abondance permet de suggérer qu’ils sont la partie cohérente de la vie quotidienne des habitants de Kond. Tous ces bancs sont occupés pendant les mois d'été. Les hommes jouent au backgammon (nardi en arménien) ou à la carte et les femmes autour d'une tasse de café discutent les dernières nouvelles et événements du quartier. A chaque pas vous pouvez rencontrer des femmes près des sources d’eau, dont la quantité est innombrable. Bien que le problème de l’approvisionnement en eau y soit presque résolu, mais l’habitude de prendre de l’eau des sources d’eau situées dans les cours reste actuelle jusqu’aujourd’hui.

Dans certaines parties de Kond, on peut rencontrer des traces d'architecture perse, il existe même une ancienne mosquée où les gens vivent maintenant. La plupart des maisons sont construites en pierres non taillées, et certaines des ruelles sont si étroites qu’il est simplement impossible de marcher côte à côte.

Kond n'était pas seulement l'un des quartiers les plus anciens d’Erevan, mais également le plus habité par les Arméniens. En même temps, c'était son noyau historique. C'était la partie la plus animée d'Erevan, qui au fil des siècles est devenue une sorte de quartier-musée pour la ville.

Pétrifié dans le temps, Kond est complètement séparé de la capitale Erevan, une ville au cœur de la ville vivant par ses rêves. Son école, son église, son sculpteur, son cordonnier, son électricien, son porcher, son éleveur de pigeons, son apiculteur...un quartier-art qui mérite d’être découvert.

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L'Arménie à la croisière de vins de qualité

Si vous êtes amateurs de vins, de vinification et de faits intéressants sur le pays où l’histoire de vins mérite d’être découverte, alors n’hésitez pas à lire et à dévoiler l’Arménie d’une autre facette avant votre voyage en Arménie. Le pays arménien a un don unique pour la production des vins uniques. L'Arménie est le berceau de la viticulture et de la vinification selon l'histoire biblique. Il existe nombreuses légendes merveilleuses et belles sur l'invention du vin dans le monde, mais la plus ancienne est l'histoire biblique. Selon la légende, l'humanité a découvert le goût du vin et a ressenti son influence lorsque Noé a planté la première vigne au pied du mont Ararat après le déluge ensuite il a fait du vin des fruits de ce dernier. Le vin était si délicieux qu'il ne pouvait résister à la tentation de «boire et se saouler». Voici les premières informations sur les raisins et le vin arménien, aussi vieux que le monde soit, aussi fiable que l'ancien Testament.

Des données scientifiquement prouvées, d'anciennes caves arméniennes découvertes par des archéologues, des vases à vin, des pépins de raisin calcinés, de nombreuses inscriptions cunéiformes, des sculptures et d'autres documents témoignent le fait que la vinification en Arménie a une histoire de 6000 ans.

Certains ethnographes et archéologues, étudiant l’histoire du vin, prouvent que dans la «grotte des oiseaux» dans le village d'Areni à Vayots Dzor, divers monuments datant de la fin du Moyen Âge ont été fouillés. Dans le passé, les gens y sont installés et ont cultivé des raisins. Même au-delà des gorges de Noravank, il existe encore des traces de vignobles médiévaux. Ils ressemblent à des buissons sauvages, mais ce sont en fait des cépages. La preuve en est la cave viticole de 6000 ans découverte en Arménie en 2011 dans le village d’Areni.

L'Arménie est connue depuis longtemps pour ses vignerons, ses anciennes méthodes de transformation du raisin, ses traditions qui ont été préservées depuis l'époque du royaume urartien. Les archéologues ont fouillé une cave à vin de 480 jarres aux alentours de Karmir Blur, qui abritait 37000 décalitres de vin. A la suite des fouilles à Erebuni 10 caves à vin avec 200 jarres ont été fouillées.

Ces faits et d'autres prouvent que l’Arménie est le berceau de viniculture. Les Français disent que les Arméniens ont créé le vin, les Grecs l'ont transformé en commerce et les Français en art. Citons également l’une des pensées magiques du célèbre chansonnier Charles Aznavour : «La particularité du vin arménien est que vous ressentez ce qui est inexprimable avec des mots.»

Les amateurs de vin ne doivent pas rater l’occasion de participer aux festivals de vins en Arménie. Areni est un village de la région de Vayots Dzor en Arménie. Il est particulièrement célèbre pour ses vins de haute qualité. Chaque année, des fêtes du vin sont organisées dans ce village, le plus grand festival d’Areni a généralement lieu en automne. Dans le cadre du festival, les participants divertissent les convives avec les meilleurs vins produits dans le village. Les organisateurs de l’événement proposent de déguster des vins locaux délicieux, de savourer les plats nationaux de notre cuisine diversifiée, de participer au master class de tapisserie, de poterie et de la création des poupées arméniennes traditionnelles. Après, les amateurs de la musique folklorique auront l’occasion de sentir le rythme de la musique traditionnelle arménienne et ceux-ci qui seront enthousiastes à participer à la danse traditionnelle arménienne kochari sont les bienvenus sur la piste de danse. Ce festival est une opportunité extraordinaire pour les amateurs et experts de vin pour se réunir et célébrer cet événement festif ensemble.

Vous êtes passionnés de vin, de vinification et de rencontres intéressantes avec un terroir de caractère, alors l’Arménie est ce qu'il vous faut. L’Arménie vous attend et s’apprête à vous dévoiler tous ses secrets autour d’un bon verre de vin. Nous sommes sûrs que la découverte des saveurs des vins d'Arménie deviendra une expérience mémorable pour vous. Soyez prêts à rencontrer de nouvelles saveurs, des arômes, des couleurs et des histoires antiques car le vin en Arménie se conjugue au passé, au présent et au futur.  

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Les amulettes arméniennes

Quand on parle de la culture arménienne, il est impossible de ne pas aborder le thème des amulettes et l'histoire de leur création. En Arménie, les gens attribuaient des fonctions et des significations différentes aux certains phénomènes et objets. Il y avait des objets qui portaient bonheur, les autres repoussaient le mal et ainsi de suite. Il s'agissait principalement d'articles dont la préparation exigeait un rituel spécial et ensuite ils se conservaient dans des conditions spéciales.

Dans les temps anciens, les Arméniens croyaient que les amulettes leurs protégeraient des catastrophes, des guerres, des échecs et des malheurs. Il existe une opinion selon laquelle les amulettes sont apparues quand il n'y avait pas de distinction claire entre la connaissance, la réalité et l’imaginaire chez les hommes.

Avant l’apparition des prières écrites, les gens gardaient de petits morceaux de fers ou de bois dans l’espoir de ne pas affronter des obstacles. Les Arméniens utilisaient deux types d’amulettes : naturel et fait main. Divers éléments de la flore et de la faune, tels que les épines, l'ail et la corne, ont été utilisés comme des amulettes naturelles et sont ensuite servis comme base de la préparation des amulettes faites main, l’emploi des amulettes en métal, en coton, en bois ou en pierre était également très répandu.

Parlons un petit peu des amulettes les plus populaires et présentons leurs significations. Il y avait un culte spécial des clous. Les gens croyaient qu’à l’aide des clous ils pourraient faire travailler le diable. Ils pensaient que lorsqu'ils arrivaient à clouer le clou au mur, à partir de ce moment-là, le diable leur obéissait et se mettait au travail pour eux.

Parmi les amulettes arméniennes, l'aiguille était également largement utilisée. Les Arméniens pensaient que l'aiguille repoussait l'énergie négative. Dans les temps anciens, on pouvait souvent rencontrer des femmes portant une aiguille accrochée sur leurs vêtements. Elles également attachaient une aiguille aux vêtements de celui qui se mettait en route. Cependant, l’amulette le plus commun dans la vie quotidienne des arméniens restait le fer à cheval. On l’accrochait au-dessus de la porte d'entrée dans le but de se protéger du malheur et d’apporter du succès dans la maison.  

Il convient de noter que les pierres étaient considérées comme un symbole de longévité et d'éternité dans les croyances religieuses. Les pierres de couleur verte ont été utilisées pour traiter les affections visuelles. Les pierres bleues contrastaient avec les forces du mal et étaient considérées comme un symbole de sagesse. Outre des pierres, les perles étaient également très populaires. Il y avait celles qui guérissaient les maladies, qui avaient la capacité de repousser le mal, et celles qui protégeaient le porteur.

Les amulettes ont maintenant perdu leur signification d’autrefois, et même si vous les rencontrez dans les maisons arméniennes, soyez sûrs que dans la majeure partie des cas elles n’ont qu’une signification décorative.

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