Sainte-Hripsimé

L’histoire de Sainte-Hripsimé est traditionnellement présentée comme un épisode crucial de la christianisation de l’Arménie. Hripsimé était une religieuse de Rome, d’origine royale, à la beauté et à la modestie exceptionnelles. 

L’empereur Dioclétien voulant la prendre pour épouse, elle préféra s’enfuir avec les autres sœurs du monastère sous la conduite de la supérieure Gayané.

Elle trouva refuge en Arménie, mais cette fois-ci, c’est au tour du roi païen Tiridate de vouloir l’épouser. Se refusant à lui, Hripsimé et ses compagnes furent martyrisées. Quelques jours plus tard, saint Grégoire appelé pour soigner le roi transformé en sanglier, lui demanda de donner une sépulture chrétienne aux dépouilles des saintes. Guéri, Tiridate se convertit au christianisme ainsi que tout le pays.

L'église Sainte-Hripsimé date de 618. Bien qu'elle ait été, comme la cathédrale d'Etchmiadzin, restaurée au XVIIe siècle, elle garde son aspect original qui témoigne bien de l’architecture arménienne.

«... Placée sur un petit tertre, Sainte-Hripsimé fait une présence dense, ni lourde, ni massive, ni légère. Silhouette architecturale qui dit sa force tendue et sereine à la fois, de l'intérieur d'elle-même. Pas de mouvement, d'élancement vers le ciel, pas de repli. L'exactitude de la présence féminine, où l'on puise, dont on attend toujours qu'elle se lève.»

«Rémy Prin - Parole et Patrimoine»