Artsakh ou Haut Karabakh

Le Haut-Karabakh (de son nom historique «Artsakh») occupe les régions montagneuses de l'Est et du Sud-Est du Caucase mineur, qui forme la partie Nord-Est des montagnes d'Arménie. 

Artsakh s'étend des montagnes qui entourent le lac Sévan à l'Est jusqu'au fleuve Yeraskh (Araxe). Selon les époques historiques, le Haut-Karabakh fut désigné sous des appellations diverses: Outik, Orkhistène, Artsakh, Tsavdek, Khatchen et Karabakh.

Au milieu du Ier siècle avant notre ère, l'Arménie devint l'État le plus puissant de l’Asie. Le roi arménien Tigrane le Grand attachait une grande importance à l'Artsakh et construisit en Artsakh la ville de Tigranakert, l'une des quatre villes portant son nom. Les fouilles de Tigranakert ont commencé en 2005, après sa redécouverte, et sont toujours en cours. Aujourd’hui les ruines de cette ville sont visibles au Nord du Haut Karabakh.

Au début du IVe siècle après J. C. le christianisme se répandit en Artsakh. La création de l'alphabet arménien au début du Ve siècle eut pour conséquence un accroissement sans précédent de la culture tant en Arménie qu'en Artsakh où Mesrop Machtots fonda la première école arménienne dans le monastère d'Amaras. Au Ve siècle, la partie orientale de l'Arménie, Artsakh compris, demeura sous domination perse. En 451, les Arméniens menèrent une révolte violente connue sous le nom de guerre des Vartanants, en réponse à la politique perse de conversion des Arméniens au zoroastrisme.

A la fin du XIIe siècle et pendant la première moitié du XIIIe siècle, l'Artsakh prospéra. Des ensembles architecturaux de grande valeur tels que l'église Hovhannes Mkrtitch (Jean le Baptiste), le portique du monastère de Gandzassar (1216-1260), la cathédrale du monastère de Dadivank (1214) et la cathédrale de Gtchavank (1241-1248) furent édifiés.

Les années 1918-1920 comptent parmi les plus difficiles de l'histoire des Arméniens du Karabakh, puisque c'est à cette époque que l'ancienne région arménienne de l'Artsakh devint l'objet de conflits territoriaux.